Publié par : SUE MURPHY | 12 août 2010

BALCONNING


BALCONNING

Auteure: Sue Murphy, stratège conseil, marketingting.com, Terrebonne,Québec.


L’art de faire du balcon, de s’assoir et de regarder la parade passée. Regarder la vie se dérouler chez les autres, chez les voisins et s’en inventer une c’est çà du BALCONNING. Terminologie inventée de toute pièce par moi, Sue Murphy, inspirée par notre voisin d’en face toujours assis sur son balcon sur sa chaise pliante verte qui nous regarde sortir de chez nous, prendre une marche, sauter en voiture, partir et revenir, rentrée de nouveau chez nous, sortir les poubelles, les rentrées, sortir et promener le chien, récupérer notre courrier, arroser les plantes, discuter entre voisins….Le balconner de la rue n’est d”ailleurs pas au poste ces derniers jours, est-il en vacances? malade? en train de regarder des émissions de télé?….Me voilà  donc à mon tour à faire des histoires, des suppositions, du voyaurisme, du «Balconning» à ma façon, suis-je en train de devenir une «Balconner»?

Pour pratiquer l’art du balcooning, il faut du temps, de la patience, prévoir s’asseoir sur le perron ou sur le balcon pendant des heures, voire même une après-midi complète, parfois y revenir en début de soirée. Généralement le «balconner » est une personne de plus de 6o ans, retraité, sans emploi,prestataire d’un revenu (CSST, sécurité sociale, bien être social ou autre) qui espère entrer en contact avec quelqu’un éventuellement mais qui entre-temps connaît tout ce qui se passe dans le quartier car il est fin observateur des gens, des situations, des entrées et sorties de tous, des allés et venus des étrangers, des visiteurs, des facteurs, des livraisons, des horaires, de tout….il espionne discrètement, est tellement toujours là qu’il passe parfois inappercu.

Ai malheureusement aussi appris aujourd’hui que le terme BALCONING a aussi une triste réalité CAR LE BALCONING VEUT AUSSI DIRE; Le principe : sauter du balcon de son hôtel, le plus souvent pour atterrir dans la piscine. Un jeu particulièrement dangereux qui a déjà fait 11 victimes cette année, dont 4 en Espagne. Une variante toute aussi folle consisterait même à sauter de balcon en balcon…

Publié par : SUE MURPHY | 11 août 2010

FEMME COUGAR


Femme «cougar»


Une femme Cougar désigne une femme âgée d”une quarantaine d’années qui recherche (et chasse)  la compagnie des hommes beaucoup plus jeunes qu’elle, généralement ayant   au moins une bonne dizaine d’années de moins qu’elles. Cette femme est déterminée, autonome, célibataire, indépendante. en top santé et top shape car elle porte un grand soin à son apparence et refuse de paraître son âge . C’est une femme d’action,  qui prend l’initiative en terme de séduction, qui aime le jeu de séduction et la chasse . Elle préfère avoir le contrôle sur la situation en tout temps. Bien qu’il leur arrive qu’elle prenne grand plaisir à être abordée c’est en général elle qui fait les premiers pas.
Lien de Stéphen Grant
http://thestar.com.my/english/story.asp?file=/2007/10/17/lifefocus/19059904&sec=lifefocus

L’origine du terme «femme cougar» n’est pas sûre. Cependant, on peut penser que la première apparition fut sur le site Cougardate.com, puis il fut utilisé dans les séries télévisées, la publicité et les films.Le terme «femme cougar» a été labellisé par le NewYork Times qui consacre à ce phénomène un long article. Sociologues et enquêtes démographiques à l’appui, le journal veut prouver que «les cougars ne sont pas un mythe» et décèle un «réel changement démographique».

Le nombre de mariages où l’homme a 5 ou 10 ans de moins que la femme «reste petit», mais il a doublé depuis 1960.

Il touche aujourd’hui 5,4 % des couples contre seulement 1,3 % il y a 50 ans. Le chiffre n’est pas très impressionnant encore. Mais beaucoup de femmes mûres consomment les jeunes hommes en dehors des liens du mariage.

Exemples du côté de nos voisins du  Sud;

Madonna (51 ans) et son ami Jesus Luz (22 ans), Demi Moore (46 ans) et Ashton Kutcher (31 ans), Susan Sarandon (62 ans) et son copain Tim Robbins (50 ans),Sharon Stone( 52 ans) et Chase Dreyfous (24 ans).

Femmes cougar au cinéma et à la télé

Anne Bancroft dans The Graduate (1967)

Anne Bancroft interprétait le rôle de Mrs. Robinson. Dans ce film elle séduit  habilement le tout-récemment-diplômé-du-collège Dustin Hoffman, copain de sa propre fille. Ce rôle nous donne un aperçu de ce qu’est vraiment une femme cougar.

Susan Sarandon dans White Palace (1990)

Nora Barker (jouée par Sarandon), une serveuse tombe amoureuse d’un jeune veuf, joué quant à lui par James Spader, dans un fast-food. Ce film était publicisé comme étant «l’histoire d’un homme plus jeune et d’une femme plus vieille». Ce n’est que plus tard que l’utilisation de l’expression cougar rendra les choses un peu plus excitante!

Jennifer Coolidge dans American Pie (1999)

Interprétant la mère de Stifler, Coolidge couche -l’action se passe sur une table de billard! -avec un adolescent et illustre magnifiquement le vieux fantasme de la mère du meilleur ami. Assurément la cougar la plus drôle et la plus féroce de l’histoire!

Eva Longoria dans Desperate Housewives (2004)

Lorsque Gabrielle Solis (Longoria Parker) décide de séduire son très beau jardinier (Jesse Metcalfe) qu’on a d’ailleurs vu très souvent à moitié nu, le public de Desperate Housewives a jubilé et a considéré la chose comme une bouffée d’air frais dans la série.

Jane Seymour dans Wedding Crashers (2005)

Kathleen Cleary, la cougar cinquantenaire jouée par Seymour dans Wedding Crashers, surnommée «petite chatte» et qui avait séduit John (Owen Wilson), avait volé la vedette dans ce film!

Kim Cattrall dans Sex and the City (1998-2004)

Samantha! Notre Cattrall adorée, dans le rôle de la publiciste la plus sexy et la patronne de toutes les femmes-qui-aiment-les-hommes-plus-jeunes, est une autre cougar incontournable! Mais comment la blâmer lorsque l’homme plus jeune en question est l’indomptable et séduisant «Smith» Jerrod, interprété par Jason Lewis?

Variantes

Plusieurs variantes ont vu le jour :

  • la Chaton désigne une jeune femme mineure ayant une relation avec un homme mûr.
  • la Puma désigne une femme ayant dix ans de moins que la Cougar ;
  • la Arctic Fox (renard polaire) désigne une Cougar au-delà de 55 ans.

Publié par : SUE MURPHY | 6 août 2010

LA PUB NOUS VEND TOUT


LA PUB NOUS VEND TOUT ET SURTOUT N’IMPORTE QUOI.

Auteure: Sue Murphy, stratège conseil chez Marketingting.com

Terrebonne,Québec.(photo de Curtis Aeligier face du mal, prise sur le net).

Voici seulement quelques exemples pour démarrer  en nous réflection et rétrospection…l’image de marque est tellement bien encrée dans notre conscient et subconscient. Les publicitaires ont bien fait leur travail.

Vous pourriez sans aucun doute en ajouter d’autres à cette sélection embryonnaire :)

Saviez-vous que LIBERTÉ N’EST PAS UNE MARQUE DE YOGOURT

QUE LA LIBERTÉ coûte 6 euros par mois!

QUE je serai CHILL en buvant du 7 up, ah bon!
QUE je serai une heureuse REINE DU FOYER avec le nettoyeur X…


QUE le mot «APPLE» ne veut plus dire «POMME»!

QU’un MAC n’est pas un macro; Homme dominant responsable d’un réseau de femmes  prostituées…

QUI sera le vrai GAGNANT À VIE (pas celui qui se suicide après avoir encore tout perdu au casino!).

QUE prends la vie côté coca cola veut dire… prends la vie côté pétillante de  gaïté ou brune , chimique et trop sucrée?

Hum…matière à réflection…

QUE LE BONHEUR EST OÙ? Dans les prés? Avec les poules françaises? Possiblement le bonheur doit se trouver très loin de chez nous car où trouve t’on un producteur qui porte le bérêt?  Heureux dans son champ avec ses poules en liberté ? Hum..semblerait que s’est dans le GERS!

ON ME DISAIT TOUTE JEUNE JE N’ADORAI QUE DIEU…

DONC DIOR EST UN DIEU?

QUE TOUT CE QUE J’AIME EST…

QUE

L’AMOUR n’est pas une marque de parfum!



Publié par : SUE MURPHY | 5 juillet 2010

FREE-LIFERS


TOUJOURS DANS L’ESPRIT DE JETTER UN REGARD SUR LES DIFFÉRENTS MOUVEMENTS ET COURANTS SOCIAUX. VOICI LES FREE-LIFERS. (photo de Marc Boyle; auteur Moneyless man).

Et si dessous le célèbre analyste marketing et auteur RENÉ DURINGER a fait des recherches intensives pendant plus de 20 ans sur les différents courants sociaux dont voici un aperçu clin d’oeil de ses recherches.

Source internet citez en bas de l’article.

Les FREE-LIFERS privilégient un mode de vie qualitatif où  le sens, le bien être et les liens sociaux sont mis au coeur de la démarche, où l’argent n’est plus un objectif ultime ni la clef du succès et de la réussite. Il ne s’agit pas de vivre de façon ascétique ou bien de vivre en haillons et tongs en plastique, mais de réinventer sa propre vie, car on peut être high tech et aimer une frugalité consciente et réfléchie et où l’on se concentre sur l’essentiel de la vie.

Ces FREE-LIFERS consistent et touchent tout type de génération, tout type de classe et suivent les courants déjà connus; Alter consommateurs, compacters, consomm’acteurs, créatifs culturels, cutting edgers, décélérateurs, décroissants, downshifters, downshifting, downsizers, freecycling, freecyleurs, Freegans, frugalistas, Frugalistes, nomades et hyper nomades, Locavores, ralentisseurs, simplicitaires, simplifiers, simple-lifers, Slow life, survivalistes …(photo de Sue Murphy avec à la main un verre de jus d’herbe de blé, sue est adepte du mouvement Vegan et privilégie une nourriture bio de préférence végétarienne et préfère ne pas nuire aux animaux ni aux êtres vivants par respect à la nature et à la diversité dans l’univers, elle tente de plus en plus d’acheter des produits locaux de sa région immédiate lorsque c’est possible).

Ces nouvelles attitudes deviennent un phénomène de masse. En France, cela devrait représenter 25 % de la population française dans les 5 ans à venir. Ils sont en train d’imaginer un nouveau mode de vie en dehors de toute idéologie, juste parce que c’est devenu une évidence dans la vie quotidienne. Cette frugalité consciente est la résultante du nouveau paradigme  où l’argent n’est plus le fil rouge d’une vie, puisque la priorité c’est le qualitatif et non le quantitatif.

Mark Boyle, l’auteur de « The Moneyless Man: A Year of Freeconomic Living ». L’irlandais a dit adieu à l’argent il y a 18 mois. Il applique à la lettre ses convictions anticapitalistes & environnementales. Il nous prouve que l’on peut être ultra frugal et heureux.

Source: Pour télécharger le document sur les Free-lifers

http://www.scribd.com/doc/33839177/Les-FREE-lifers

SUE VOUS SUGGÈRE DE LIRE CET DISCERTATION TRÈS COMPLÈTE, HYPER INTÉRESSANTE, FRUIT DES RECHERCHES ET ANALYSES POINTUES DE M. RENÉ DURINGER S’ÉTANT PENCHÉ PENDANT 20A NS SUR CE SUJET…

ANALYSTE ET RECHERCHE ET AUTEUR ; RENÉ DURINGER

http://www.scribd.com/doc/33839177/Les-FREE-lifers

http://www.scribd.com/doc/45163287/Les-Free-Lifers-Rene-Duringer-Dec2010-Free-Lifers

HIT PARADE DES COMMANDEMENTS DES FREE-LIFERS

1. COMMUNAUTE + SOLIDARITE + RESEAUX
2. AGIR + ACHETER LOCALEMENT
3. INVENTIVITE CONSCIENTE + CREER & TROUVER DES SOLUTIONS DANS TOUS LES DOMAINES : MAISON, HABILLEMENT, ALIMENTATION, ETC + AUTO PRODUCTION
4. PRIVILEGIER LES MATERIAUX NATURELS + DURABLES + AUTHENTIQUES + LOCAUX
5. SIMPLICITE + MINIMALISME + FONCTIONNEL + LESS + LEGER
6. TROC + ECHANGE + PARTAGE DE RESSOURCES
7. RECYCLER + REPARER + RECUPERER
8. FREE : UTILISER DE FAÇON ASTUCIEUSE TOUT CE QUI NE NECESSITE PAS D’ARGENT [PAR EXEMPLE, REGALEZ VOUS SUR LE WEB]
9. BE SLOW & COOL : RALENTISSEZ, METTEZ DE LA LENTEUR DANS TOUS LES ASPECTS DE VOTRE VIE
10. COVOITURAGE + COWORKING + COUCHSURFING + WWOOFING ETC

 

SUE VOUS PROPOSE UN CHOIX DIVERSIFIÉ DE LECTURES QUI VOUS AIDERONS À CHEMINER VERS UN PAS DE CHANGEMENT DANS VOTRE QUOTIDIEN

CHOIX PLUS ÉCOLO

OU PLUS ÉCONO

EN RESPECT DE VOUS MÊME

DE NOTRE PLANÈTE

DE NOTRE ENVIRONNMENT

DE NOTRE BIEN-ÊTRE MENTAL ET PHYSIQUE

 

 




LA JOURNÉE SANS ACHAT

http://www.dailymotion.com/video/x7bllv_journee-sans-achat-2008-buy-nothing_news

 

ACHETEZ LOCALEMENT LE + POSSIBLE !

http://www.assiette.gouv.qc.ca/calendrier/printemps.html

Publié par : SUE MURPHY | 21 juin 2010

SLOW MOO


ON GAGNE DU TEMPS

ON PERD DU TEMPS

ON MANQUE DE TEMPS

ON GÈRE NOTRE TEMPS….ET HOP LES VACANCES !

PROFITONS DE LA VIE, DÉGUSTONS LA VIE, COMMENÇONS PAR LE SLOW TRAVEL!

Le slow travel,

une autre manière de concevoir ses vacances !

Le slow travel, c’est Voyager en prenant son temps.
Se donner du temps pour apprécier les moments de bonheur simple. Dans un monde où tout doit aller vite, savoir prendre son temps est devenu un luxe !
Notre société occidentale ne deviendra durable que si elle arrive à nous restituer le temps.

Le slow travel c’est l’expérience du temps dans le voyage :
- le plaisir de s’arrêter, de s’imprégner d’un lieu,
- le temps d’échanger, d’écouter, de rencontrer les habitants, en mêlant le respect de l’autre à l’aventure.

Le slow travel c’est le choix de structures à taille humaine, ouverte sur le monde mais bien ancrée dans leur terroir et leur environnement.(source photo prise par Sue Murphy, Pierre Chevalier son compagnon de vie relaxe lors d’un périple dans la péninsule du Yucatan en 2010).

LA QUANTITÉ N’EST DONC PAS IMPORTANTE MAIS LA QUALITÉ, PROFITEZ LENTEMENT DES DOUCEURS ET PLAISIRS DE LA VIE:)

(photo de Sue Murphy relaxant voyage en voilier Caraibes).

Le mouvement slow life fait des adeptes!

Une autre manière de vivre au quotidien!

“Slow Life” – une méthode contre le stress ?

Les gens passent de plus en plus de leur temps dans leur voiture, dans le métro, les autobus,les trains ou les avions. La majorité des gens travaillent dans un environnement stressant,
ils ont l’impression de manquer de temps, s’occupent des enfants, de se mettre en forme, de gérer le quotidien, enfin de gérer tout et de toujours courir après le temps. Ce rythme de vie trépidant provoque stress et nervosité. L’initiative italienne “Città Slow” ou “Villes lentes” tente de développer la créativité de la lenteur et d’améliorer la qualité de vie en faisant reprendre conscience du temps…(Photo de Sue Murphy avec moine à la mission de Santa Barbara en Californie, l’image même de la sérénité).
Le temps étant un bien précieux!
La philosophie des “Città Slow” repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. C’est l’une des idées qui ont conduit, il y a maintenant 20 ans, à la création du mouvement Cittaslow en Italie. Un mouvement qui a, depuis, conquis plus d’une vingtaine de pays.
À Levanto, haut lieu touristique, le temps semble s’être arrêté. Levanto fait partie des municipalités qui ont signé le manifeste Cittaslow, littéralement “Villes Lentes”. On en compte plus d’une vingtaine en Italie. Le terme “Cittaslow” traduit un autre état d’esprit. Ici, les gens ont fait le choix de gérer leur temps différemment. Contrairement à la plupart des villes italiennes, le centre historique de Levanto est totalement interdit à la circulation. Le centre-ville médiéval, avec ses nombreux petits commerces et cafés, a été transformé en zone piétonne. Pendant que les adultes font leurs courses, un conteur veille sur les plus jeunes. Il captive son auditoire avec des histoires de pirates et des contes traditionnels. Des souvenirs d’un temps où Levanto était encore une ville portuaire de grande envergure.(Photo de Pierre Chevalier compagnon de Sue Murphy, en voyage en voilier dans les Caraibes et photo de la forêt de séquoias aux États-Unis prise par Sue Murphy).


Apprendre à écouter notre horloge interne

Beaucoup de gens rêvent de vivre à leur propre rythme. Un rêve qui ne devient réalité que pour une minorité d’entre eux. Notre existence est gouvernée par la frénésie du quotidien. Il est parfois difficile d’y échapper. Ne jamais être bousculé, toujours avoir suffisamment de temps… Telle est la philosophie de Herwig Danzer. Ce chef d’entreprise est l’un des initiateurs du mouvement Cittaslow à Hersbruck, près de Nuremberg. Il souhaite pouvoir ressentir, de manière subjective, le temps qui passe.(photo de l’horloge prise lors d’un voyage à Amsterdam photo de Sue Murphy et photo Domaine Chevalier st-Charles de Mandeville au Québec,plusieurs endroits au Québec s’adaptent très bien au mode de vie SLOW).

Mais l’historien Hans-Ullrich Balzer doute que ce soit possible pour tout le monde: “Tout le monde porte une montre, et nous sommes entourés d’appareils électroniques qui donnent l’heure. Cela nous conditionne. Si on pouvait oublier toutes ces pendules, je suis persuadé que l’on se remettrait à écouter notre horloge interne. L’horloge interne est une chose que nous devons ressentir. Elle est même partiellement déterminée par nos gênes.”(photo de la plage de la riviera Maya, près de Playa del Carmen,Mexique).

Viande, fruits, bois – le temps est une garantie de qualité
Notre horloge interne est également très influencée par notre environnement. Les arbres sont des témoins du temps qui passe, vestiges d’une époque où tout allait beaucoup moins vite dans nos villes. La fôret de “Hutanger” – autrement dit “les pâturages” – a été baptisée ainsi par les habitants d’Hersbruck, car c’est ici qu’autrefois, on venait faire paître les vaches et les moutons.

Ces paysages agricoles font partie du projet Cittaslow de la ville d’Hersbruck – Viande, fruits, bois…La région fabrique ses propres produits. Cela permet de gagner du temps et de garantir la qualité des produits. Pour Herwig Danzer, le temps est une garantie de qualité et de satisfaction pour les clients. Ici, on attache beaucoup d’importance au concept des Cittaslow. Certains craignent qu’à cause de cela, Hersbruck passe pour une ville lente ou même ennuyeuse.

Vivre en harmonie avec le monde extérieur
Un vieil adage dit que nous avons besoin de silence pour pouvoir nous concentrer. Dans les arts martiaux asiatiques, et notamment chinois, c’est justement ce qu’on nous enseigne. On nous apprend à faire le vide avant tout exercice de concentration.
Les mouvements lents du taï chi sont aussi un moyen de prendre conscience du temps. Ansgar Gerstner, professeur de taï chi, explique que ces exercices nous aident à nous détendre: “Avant, je faisais ces mouvements sans même en avoir conscience. Le fait de changer de rythme – d’aller parfois plus vite ou, au contraire, plus lentement – permet de se rendre compte de ce qu’est la vitesse. On voit quand c’est trop rapide ou trop lent, on essaye de trouver le bon rythme. Il faut apprendre à écouter et à s’adapter aux vibrations de son corps. En haut, en bas, à gauche, à droite, vers l’intérieur, vers l’extérieur… Il faut vivre en harmonie avec le monde extérieur.”

Slow Food – prendre le temps de déguster un bon repas entre amis
Peu de gens parviennent à trouver un juste équilibre entre frénésie et immobilisme. La vie à la campagne offre toutefois certains avantages. Depuis plusieurs siècles, les forêts situées au-dessus de Levanto fournissent tous les ingrédients qui entrent dans la composition d’une savoureuse spécialité régionale. Les châtaignes sont ensuite réduites en farine, comme l’explique Franco Andreoni à Manuela Sillius, la coordinatrice allemande du mouvement Cittaslow. Il montre à Manuela les herbes sauvages rares qui ont fait des gattafin une spécialité de Levanto. Les gattafin, symboles de la Slow Food, sont des raviolis de légumes. Ils ont autrefois été inventés pour les tailleurs de pierres, en guise d’en cas.

Prendre le temps de déguster un bon repas entre amis… Cela répond tout à fait aux exigences de la charte Cittaslow en matière de qualité de vie. Mais il faut beaucoup de courage pour oser gérer sa vie comme on l’entend. Un rêve peut-être plus facile à réaliser, ici, au bord de la Méditerranée, que n’importe où ailleurs.(Carte postale de VÉrone en Italie, Roméo & Juliette,photo prise par Sue Murphy lors d’un voyage dans les îles Grecques, ici l’île de Mykonos et photo du bateau volan à île de Cayo Coco à Cuba et Sue Murphy à Bryce Canyon aux USA et Sue Murphy à l’île Boromée en Italie).

Publié par : SUE MURPHY | 1 juin 2010

SLOW FOOD


Slow Food

Cet escargot stylisé
est le logo Slow Food.

Le Slow Food est un mouvement fondé en Italie  en 1986 par Carlo Petrini en réaction à l’émergence du mode de consommation de type restauration rapide ou restauration «fast food». Pour la petite histoire, en voyant McDonald’s qui se préparait à établir une filiale sur la magnifique Piazza di Spagna en Italie, Carlo Petrini un chroniqueur de la gastronomie italienne et ses collaborateurs décident de réagir face à ce développement de la malbouffe dans leur pays. Usant d’un peu d’imagination et de vivacité d’esprit, ceux-ci arrivent alors à convaincre une quantité d’artistes et d’intellos du pays d’appuyer leur projet.Le mouvement cherche à préserver et promouvoir la cuisine écorégionale ainsi que les plantes, semences, les animaux domestiques et les techniques agricoles qui lui sont associés.Ce mouvement mondial alliant écologie et la gastronomie, Slow Food est un concept qui incite tout un chacun à retrouver les plaisirs de manger entre amis ou bien au cours d’un repas familial. Dans ce sens, le temps du repas devient un instant de partage tout en prenant plaisir à découvrir de nouvelles saveurs d’hier et d’aujourd’hui. Tout le monde est en effet convié à retrouver les cuisines saines traditionnelles et d’antan ou encore à découvrir d’autres arts culinaires en prenant au passage soin de respecter l’environnement.

L’association Slow Food

Slow Food, un mouvement également connu sous le nom de « écogastronomie », est une association internationale à but non lucratif reconnue par l’ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE (ou FAO) qui possède son siège à Bra au sud de Turin. En 2009, l’association Slow Food est présente dans une centaine de pays et compte à présent plus de 82 000 adhérents et près de 600 convivia. L’association Slow Food France a été fondée en 2003 et rassemble aujourd’hui environ 2 000 adhérents qui se réunissent autour des initiatives de 42 « Conviviums » locaux, actifs sur tout le territoire français.

slow food


Les membres généralement sont partagés en des groupements qui portent le nom de “condotte” dans le pays d’origine et “convivium” signifiant vivre à l’unisson, dans les autres pays. Ce n’est donc pas par hasard que le mouvement à choisi le terme évoquant un repas familial et convivial, source de vie autant pour l’esprit que pour le corps. En français, le mot convivium est d’ailleurs à l’origine du terme “convivialité”. Il en existe près de mille de par le monde. L’organisation des activités revient à chaque unité. Ces dernières peuvent être des dégustations, des ateliers d’apprentissage du goût, des colloques ou des rencontres avec des fermiers et autres producteurs. Sinon, le salon du goût permet au mouvement de faire découvrir l’excellente cuisine comme c’est le cas à l’occasion du Salone Internazionale del Gusto qui se déroule tous les 2 ans à Turin. Prenant à coeur sa mission de sauvegarder et/ou d’améliorer les techniques de cultures, Slow food a créé sa propre Université des sciences gastronomiques au début de l’année 2003. Etablissement reconnu par le ministère de l’Education d’Italie ainsi que par l’UE, l’on y apprend l’art culinaire du point de vue sociologique, écologique, anthropologique ou encore économique.

Source: info de l’Article écrit par Toli et wiki

Objectifs de l’association

  • S’opposer aux effets dégradants de l’industrie et de la culture de la restauration rapide qui standardisent les goûts
  • Défendre la biodiversité alimentaire
  • Promouvoir les effets bénéfiques de la consommation délibérée d’une alimentation locale
  • Promouvoir une philosophie de plaisir
  • Encourager le tourisme attentif et respectueux de l’environnement et les initiatives de solidarité dans le domaine alimentaire (en lien également avec l’ écotourisme)
  • Réaliser des programmes d’éducation  du goût  pour les adultes et les enfants
  • Travailler pour la sauvegarde et la promotion d’une conscience publique des traditions culinaires et des mœurs
  • Aider les producteurs-artisans de l’agro-alimentaire qui font des produits de qualité

L’association Slow Food organise des salons alimentaires importants comme Le Salon du Goût de Turin et le salon « Cheese » (salon des fromages du monde, à Bra). Ces salons sont devenus en 10 ans des références internationales.(Photo de Sue Murphy dégustant une merveilleuse hélado-crème glacée lors d’un voyage au Costa Rica).

Ce mouvement mondial alliant écologie et la gastronomie, Slow Food est un concept qui incite tout un chacun à retrouver les plaisirs de manger entre amis ou bien au cours d’un repas familial. Dans ce sens, le temps du repas devient un instant de partage tout en prenant plaisir à découvrir de nouvelles saveurs d’hier et d’aujourd’hui. Tout le monde est en effet convié à retrouver les cuisines saines traditionnelles et d’antan ou encore à découvrir d’autres arts culinaires en prenant au passage soin de respecter l’environnement.Bibliographie

Une traduction française du livre de Carlo Petrini, fondateur de Slow Food, Le ragioni del Gusto, est disponible depuis mai 2005 (en France, Belgique, Suisse et Canada) : Slow Food, manifeste pour le goût et la biodiversité éditions Yves Michel.

Un livre consacré à une Sentinelle Slow Food, le warana (nom ancestral du guarana, 2008 : Le Guarana, trésor des Indiens Sateré Mawé – Mythes fondateurs,biodiversité et commerce équitable éditions Yves Michel, Bastien Beaufort et Sébastien Wolf. (photo de l’ami Tom du Colorado rencontré lors d’un voyage au Costa Rica).(photo de Sue Murphy dégustant une langouste Catch of the day, toujours en voyage au Costa Rica).

Publié par : SUE MURPHY | 31 mai 2010

MARKETING SOCIAL


« Le marketing social est la conception, la mise en oeuvre et le contrôle de programmes conçus pour promouvoir une idée ou une pratique

sociale auprès d ’ un groupe cible (Philip Kotler)

Qu’est-ce que le marketing social?

C’EST UNE MÉTHODE DE MODIFICATION DES COMPORTEMENTS

DE MANIÈRES

stratégique

essentielle

durable

orientée clientèle

axée sur la communication

LE MARKETING SOCIAL ASSURE :

La satisfaction du client ( principe de base du noyau du système de commercialisation/marketing)

Comprendre les besoins du public cible

Élaborer des stratégies accordées à ces besoins

Deux facteurs sont à prendre en considération:

1. Il importe d ’établir une relation avec le public cible. Il faut essayer de voir l ’enjeu, les raisons pour le public d ’adopter ou de ne pas adopter le

changement en question, et les facteurs pouvant faire obstacle à l ’adoption du changement d’habitude de consommation proposé au et du point de vue du public cible.

2. Il importe de bien comprendre le processus de changement par lequel devra passer ce public cible :

  • changement d ’attitude
  • changement de la façon don’t chacun se perçoit
  • changement de la façon dont chacun perçoit ses relations avec autrui
  • changement d ’habitudes, de valeurs et de comportements

Processus de planification du marketing social

1. Définition des objectifs

2. Analyse du public cible

3. Analyse de l ’environnement marketing

4. Établissement de résultats quantifiables et d ’un échéancier de travail

5. Établissement d ’une stratégie

6. Établissement d ’une méthode d ’évaluation

7. Mise en oeuvre du plan de marketing social

Les objectifs sont le nerf de guerre…de  la mesure des résultats

VOUS DEVEZ DÉCIDER ce que votre public cible doit savoir, penser et faire

Spécifiques

Mesurables

Atteignables

Réalistes

Limités dans le temps

Les objectifs ÉTANT:

• Quel est notre mandat?

• Quelles sont nos forces? et faiblesses?

• À qui s’adresse t’on?

• Quel est la spécificité de notre produit ou service?

• Qu’est-ce qui est important pour la clientèle?

• Dans quelle mesure avons-nous satisfait (ou surpasser) les besoins de la clientèle?

• Quels ont été les résultats?

• Quelles sont les possibilités?

• Quel est le plan d ’action pour que s ’opère le changement en question?

Questions importantes à se poser

Examinez les buts et l ’énoncé de mission de votre organisme afin de déterminer des objectifs appropriés pour votre projet de marketing.

Exemples d ’objectifs :

1) Siège d ’auto pour enfant

Augmenter le pourcentage de conformité d ’installation des sièges d ’auto pour enfant dans le segment de population constitué par les parents qui ont eu des

enfants en 2010 dans la grande région de Montréal (donc Montréal et les banlieues en périphérie).

2) Accident de bicyclettes

Diminution du nombre d ’accidents de bicyclettes chez les enfants de l ’école primaire XYZ au cours du prochain printemps.

Segmentation de marché par;

âge

sexe

niveau d ’instruction

nationalité

revenu

profil culturel

religion

langue

emploi

urbain, rural, suburbain

climat, nord, sud

Données démographiques et psychologiques seront également mesurées

croyances

valeurs

style de vie – activités et intérêts

normes sociales

préférences – médias

préférences – risques

risques perçus

coûts perçus

avantages perçus

étapes dans le changement de comportement

attitudes et opinions

Segmentation Division du public cible en petits groupes ayant des habitudes, des besoins et des caractéristiques semblables. Cette segmentation influe

sur les besoins de marketing.

Votre Cible principale

Groupe que vous voulez atteindre et influencer au premier chef. C ’est principalement sur ce groupe que seront axés l ’attention et le matériel de

votre programme.

Cible secondaire Personnes qui trouvent votre message important et qui pourraient vous aider

à atteindre votre cible principale.

La moitié du temps de planification doit être consacrée à connaître et à comprendre le public cible.

Bien connaître votre clientèle :

Questions importantes à se poser :

• Qui est notre public cible?

• Pourquoi ces personnes utiliseraient-elles notre produit ou service?

• Quels avantages peuvent-elles en tirer?

• Quels aspects de notre produit ou service les attirent?

• Quand et où utilisent-elles notre produit ou service?

• Comment les renseignerons-nous sur notre produit ou service?

• Notre produit ou service correspond-il à leurs besoins, à leurs désirs et à leur style de vie?

2 Analyse du public cible

Apprenez à connaître votre public – ce qu’il pense, ce qu’il fait, ce qu’il croit.

Exemples énoncés dans la section (1) Définition des objectifs

1) Siège d ’auto pour enfant

• Qui sont les nouveaux parents? Où habitent-ils? Que font-ils (le jour et le soir)?

Obtenez des données démographiques selon les secteurs de la ville etc.

• Combien d ’entre eux utilisent un véhicule pour voyager avec leur enfant?

• Est-il important pour eux d ’installer le siège d ’enfant correctement ?

• Sont-ils prêts à consacrer un peu de leur temps libre pour apprendre comment faire?

• Ont-ils besoin d’incitatifs? Quelles genres d’incitatifs?

• Où pouvez-vous les joindre?

• Sont-ils prêts à se déplacer pour une démonstration?

• Quel serait le moment le plus propice pour eux?

Parlez… parlez… parlez… à beaucoup de nouveaux parents pour vous renseigner sur leurs préoccupations et sur les obstacles perçus.

2) accident de bicyclettes

• Où se produisent les accidents de bicyclettes?

• Quand se produisent-ils (la nuit, la fin de semaine, le soir)?

- au début du printemps ou au milieu de la saison ou plus à l’été ou à la fin de l’été?

• Les enfants sont-ils au courant des précautions à prendre lorsqu’ils font de la bicyclette?

• Que pensent-ils du port du casque, des protections, du code de la route? (Ce n ’est pas « cool »?)

• Puisqu’il y a divers stades de développement chez l ’enfant, essayez de segmenter votre public en petits groupes.

• Qui pourrait constituer la cible secondaire? Les parents? Les enseignants?

• Où pouvez-vous joindre ces enfants? À l ’école?

• Comment pouvez-vous joindre ces enfants? Vidéo? Auto-collants pour jeunes enfants? Concours? Produits promotionnels?

• Qu ’est ce qui capte leur attention? La musique? Les couleurs vives? les vidéos? internet?

Les paramètres environnementaux sont les facteurs incontrôlables.

Cernez les paramètres environnementaux devenant atout ou  obstacle pour votre plan de marketing social.

Analyse du contexte dans lequel fonctionne votre entreprise

• Quels sont les compétences et le niveau d ’expertise des employés concernés?

• Quelles sont les ressources financières et documentaires disponibles?

• Existe-t-il des partenaires potentiels? – Qui sont-ils? Pourquoi ce choix?

• Quels sont les canaux de communication/médias disponibles?

• Quel est le plan d ’activité à long terme de votre entreprise?

• Notre organisation (ou entreprise) a-t-elle la capacité d ’accomplir le programme en question?

Questions également importantes à se poser

• Qui est la compétition?

• À quoi ou à qui devons-nous faire concurrence pour attirer l ’attention du public?

• Qui sont nos antagonistes ?

• Quels sont les enjeux juridiques?

• y a t’ il des  enjeux politiques?

• Quelles sont les enjeux d ’ordre moral?

• Quels sont les enjeux sociaux?

• Quels sont les enjeux économiques?

Évaluation de l’environnement marketing

Exemples d ’application pratique …(suite)

1) Siège d ’auto pour enfant

• Qui et quoi essaient d ’attirer l ’attention des nouveaux parents?

P.ex. revues, clubs de livre, fonds d ’enseignement, classes

• Y a-t-il des obstacles liés à la langue ou à la culture?

• Quels sont les autres organismes qui se penchent sur cette question?

  • Pouvez-vous travailler avec eux?

• De combien de temps libre disposent les nouveaux parents?

• Quel genre de ressources votre organisation possède-t-elle? (argent, personnel qualifié, etc.)

2) Accident de bicycles

• Quelle est la relation entre votre entreprise ou organisme et les conseils scolaires? Vous font-ils

confiance?

• Qu ’est-ce qui attire l ’attention du public cible actuellement?

• Quels sont les autres organismes qui se penchent sur cette question? Pouvez-vous travailler avec eux?

• Quel est le niveau de participation des parents?

• Quels médias attirent l ’attention des enfants? (Les journaux ne captent pas l ’attention des enfants mais peut-être que la radio, les affiches et la télévision

peuvent le faire, certains sites Internet, des associations de boutiques pour enfants tels Toysorus ou autres….)

Les objectifs s ’éclaircissent une fois qu’on a analysé l ’information disponible sur le public cible et sur l ’environnement marketing.

Définition opérationnelle des objectifs avec attribution d ’un délai d ’exécution.

Établissement de ce qu’on veut que le public cible sache, pense et fasse et à quel moment.

Questions importantes à se poser :

• Quel pourcentage du public cible voulons-nous atteindre?

• Qui voulons-nous atteindre en particulier?

• Quels sont les changements que nous voulons observer?

• Dans quel délai voulons-nous observer ces changements?

Établissement d’un échéancier et de résultats quantifiables

Exemples d ’application pratique …(suite)

Tous les parents d ’enfants nés entre le 1er janvier et le 31 décembre qui habitent la grande région de Montréal pourront assister à une démonstration sur l ’installation de sièges

d ’auto pour enfants et pourront faire vérifier si leur siège est installé conformément aux exigences lorsqu’ils se rendront à leur centre médical pour faire vacciner leur bébé de

deux mois.

1) Siège d ’auto pour enfant

2) bicyclettes

Avant la fin du mois de mars, tous les enfants de l ’école primaire XYZ participeront à un programme de sensibilisation sur les précautions à prendre lorsqu’on fait de la bicyclette et recevront un objet promotionnel leur rappelant la bonne conduite à suivre pour éviter les accidents.

La stratégie de marketing est la « vue d ’ensemble », le plan de base de ce qu’une organisation peut faire à l’intérieur d ’un marché.

Le marché cible (étape 2) et le marketing mix représentent deux composantes clés indissociables l ’une de l ’autre.

Le marketing mix est composé des quatre éléments suivants :

Produit (ou service) - les connaissances, l ’attitude ou le comportement que vous voulez promouvoir auprès de votre public cible

Prix - ce que le public doit laisser tomber pour profiter des avantages du programme (temps, style de vie, argent)

Promotion - communication du message; persuader le public cible que le produit (ou service) en vaut son prix.

Place - positionnement du message : où et comment atteindre le public cible.

Le positionnement est la technique qui permet de se distinguer de la compétition et de se faire remarquer du public cible.

Le positionnement n ’est pas ce qu’on fait au produit (ou service) mais plutôt ce qu’on désire faire croire à notre client éventuel.

Le positionnement peut être l ’élément le plus déterminant d ’une stratégie de communication de multiples et diverses façons.

Le message doit être simple, facile à comprendre et doit capter l ’attention du destinataire.

Communiquez le même message cohérent de multiple façons par un bon mix média.

Moyens de communication

Voici les composantes d ’une campagne de marketing social

réussie :

le bon produit ou service

au bon moment

au bon endroit

et appuyé par une bonne promotion (Mintz, 1988).

• Quelle image notre nom doit-elle évoquer?

• Comment voulons-nous que notre produit soit perçu par le public cible?

• Comment nos actions aideront-elles à transmettre le message de positionnement?

• En quoi notre produit est-il différent des autres?

• Quelles sont les meilleures façons d ’atteindre notre public cible?

• À quel genre de médias notre public cible est-il le plus exposé?

• Par quels médias est-il le plus influencé?

• Dans quel genre d ’endroit nos clients pourront-ils se procurer notre produit?

• Le message attire-t-il suffisamment l ’attention? Est-il clair? Pertinent? Persuasif? Crédible?

Questions importantes à se poser :

5 Établissement d’’une stratégie

Exemples d ’application pratique …(suite)

1) Siège d ’auto pour enfant

• Produit : démonstration personnelle donnée par une infirmière à l ’intention des parents,

sur la façon d ’installer un siège d ’auto.

• Coût : il n ’en coûte rien aux parents, seulement un peu de temps.

• La promotion peut se faire au moyen d ’affiches dans les cliniques, les cabinets de

médecins, les hôpitaux, etc.

• On peut proposer la séance de démonstration aux parents qui prennent rendez-vous.

• Exemple de message qui captera l ’attention des parents :

Protégez votre enfant : installez son siège correctement.

ou Bouclez votre bébé pour rouler en toute sécurité

2) bicyclette

• Le produit pourrait prendre la forme d’une vidéo, d’une affiche, de macarons, et autres objets promotionnels joints à la campagne de sensibilisation.

• Il pourrait s ’agir d ’un concours ou d’une page à colorier pour enfants (selon le stade de développement des enfants).

• Votre organisation aura besoin d’un budget pour développer les outils de promotion requis et nécessaires. Quant au public cible, il n ’aura qu ’à donner un peu de son temps pour bénéficier du programme.

• Inventez un slogan percutant ou engagez un concepteur rédacteur de métier p.ex. : Soyez prudent tout en vous amusant en tout temps!

• Le programme pourrait être offert en partenariat avec les services de santé publique, les services communautaires et familiaux, des entreprises de la région, des constructeurs de bicyclettes, des magasins de sports ou des grandes surfaces, etc.

Le mode d ’évaluation devrait être établi au moment de l ’élaboration du programme même si l ’évaluation n ’est effectuée qu’à la fin de celui-ci. On explique ci-dessous comment mesurer l ’impact du programme sur les convictions, les attitudes et/ou le comportement du public cible. Le mode d’évaluation choisi dépend des fonds disponibles, du temps dont on dispose, du degré d’appui qu’on aura pour l’évaluation, des données requises, des politiques régissant le recueil d’information, et de la conception d’ensemble du programme.

Types d’évaluation

- vérification des points forts et les points faibles du matériel qui sera utilisé dans le cadre du programme avant de le mettre en oeuvre.

- examen des étapes entreprises pour mettre en oeuvre le programme. exploration des changements d ’attitudes et des connaissances du public cible,

recueil d ’information sur les intentions formulées par le public cible et impact sur les changements de politiques.

- porte sur les résultats à long terme du programme : mesure les changements du taux de morbidité et de mortalité, la durée des changements de comportement, l ’incidence sur le taux d ’absence (au travail et à l ’école).

Évaluation préalable - vérification des points forts et les points faibles du matériel qui sera utilisé dans le cadre du programme avant de le

mettre en oeuvre.

Évaluation du processus - examen des étapes entreprises pour mettre en oeuvre le programme.

Évaluation des résultats - exploration des changements d ’attitudes et des connaissances du public cible, recueil d ’information sur les intentions formulées par le public cible et impact sur les changements de politiques.

Évaluation des impacts - porte sur les résultats à long terme du programme : mesure les changements du taux de morbidité et de mortalité, la durée des changements de

comportement, l ’incidence sur le taux d ’absence (au travail et à l ’école).

• sondage

• suivi

• audits médias

Méthodes pour mesurer l ’efficacité :

Questions importantes à se poser avant de choisir une méthode d ’évaluation :

• Quels sont les résultats attendus?

• Comment peuvent-ils être mesurés?

• Pourrait-on les obtenir par un autre moyen?

• Quelles sont nos contraintes?

• De combien d ’argent disposons-nous?

• Quels sont les délais d ’exécution?

• Quelles sont nos capacités?

• Qu ’allons-nous faire avec les résultats?

Questions importantes à se poser pendant l ’évaluation :

• Avons-nous fait les bonnes choses?

• Les avons-nous faites correctement?

• Avons-nous atteint notre public cible?

• Avons-nous ciblé les bonnes personnes?

• Quel message ces personnes ont-elles reçu?

• Cela a-t-il répondu à leurs besoins?

• Y a-t-il eu des changements d ’attitude ou de comportement?

• S ’agit-il des changements auxquels nous nous attendions?

1) Siège d’auto pour enfant

• Les inspections de sièges d ’auto effectuées par le passé ont montré qu’un grand pourcentage de sièges étaient mal installés. Les statistiques passées peuvent être

comparées à celles recueillies lors des inspections qui suivront le programme d ’un an.

• Les nouvelles attitudes se maintiendront-elles à long terme?

• Une évaluation du processus permet de déterminer si le public cible a compris le message ;

- a-t-il participé au programme (quel est le pourcentage de participation)?

- le message/slogan a-t-il incité le public à participer?

- a-t-il reçu ou lu les affiches ou l’information affichée dans les hôpitaux, dans

les cabinets de médecin ou dans les cliniques?

2) accidents de bicyclettes

• Y a-t-il moins d ’accidents qu’auparavant? Obtenez les statistiques des hôpitaux. Les enseignants ont-ils rapporté moins d ’accidents ou d ’absences?

• Les enfants se souviennent-ils du programme et du message? Le produit (vidéo, concours, etc.) a-t-il été efficace?

• Les comportements des bicyclettes ont-ils changé? Observez. Demandez.

CONNAISSEZ VOTRE PUBLIC

IDENTIFIEZ VOTRE PRODUIT ou service

DÉTERMINEZ LE PRIX

TROUVEZ UN ENDROIT

ET

FAITES LA PROMOTION DE VOTRE PRODUIT OU SERVICE

Conseils importants :

• Soyez prêt à profiter des occasions et à faire face aux difficultés qui pourraient survenir. Assurez-vous que vos canaux de communication sont clairs et que tout le monde sait avec quicommuniquer si un problème survient.

• Prévoyez des réunions ou des contacts réguliers pendant la campagne afin de surveiller le déroulement de l ’opération et de faire en sorte que tout le monde soit au diapason.

• Travaillez en étroite collaboration avec vos partenaires. Gardez les canaux de communication ouverts avec eux. Traitez les bénévoles de la même façon que vos partenaires.

• Évaluez les progrès accomplis au fur et à mesure de l ’opération et au besoin, soyez prêt à modifier le programme.

• Respectez les délais que vous vous êtes imposés et surveillez votre budget.

Un bon plan de marketing social est flexible et répond à l ’évolution des besoins de la collectivité. Documentez ce que vous apprenez au fur et à mesure du déroulement du

programme afin de faciliter l ’exécution du prochain programme.

Vous être prêt pour la mise en oeuvre de votre plan une fois que :

• vous avez établi les objectifs du programme

• vous avez analysé le public cible

• vous avez évalué l’environnement marketing

• vous avez défini les résultats visés et l ’échéancier du programme

• vous avez élaboré le produit et avez établi une stratégie d ’exécution

• vous avez établi une méthode d ’évaluation

7 Mise en oeuvre du plan

Les autorités locales de santé publique ont décidé de se pencher sur le problème de

l ’installation des sièges d ’auto pour enfants. Il a donc été décidé de proposer aux

parents une démonstration de la méthode d’installation appropriée lorsqu’ils viennent

faire vacciner leurs bébés de deux mois. Toutes les infirmières des centres médicaux

ont suivi une formation sur la façon d ’installer un siège d ’auto pour enfant, et dans

chaque bureau, deux infirmières ont été désignées comme personnes ressources. Une

affiche et un dépliant ont été distribués dans les hôpitaux, dans les cabinets de médecin

et dans les cliniques. Les parents ont été informés du programme au moment de

prendre rendez-vous pour faire vacciner les bébés de deux mois. Le programme s ’est

déroulé tout au long de l ’année, comme prévu. Le printemps suivant, on procédera à

des inspections d’auto à travers la ville et les constations seront comparées aux

résultats obtenus avant le programme. Un sondage au hasard est aussi prévu pour les

parents qui viennent faire vacciner leurs bébés de 18 mois afin d ’évaluer ce qu ’ils

pensent du programme.

1) Siège d ’auto pour enfant

2) BICYCLETTES

Après avoir analysé l ’information disponible sur le problème, un groupe composé de

parents et d’enseignants s’est penché sur le problème des accidents de bicyclettes et a

rencontré des enfants à l ’endroit où la plupart des accidents se produisaient afin de

connaître leur point de vue sur la sécurité en bicyclettes. Ensuite, pendant deux

semaines les enfants ont vu les affiches, ont entendu les annonces et ont participé à

des groupes de discussions. Des enfants ont également remis des récompenses

« Pédaler  avec plaisir en toute sécurité! » (autocollants dorés) à d ’autres enfants. À l ’aide de jeux de rôles,

on a appris aux enfants à récompenser les bicyclistes prudents en leur donnant un

collant. Les parents ont été renseignés sur le programme par leur enfant ou au moyen

d ’un bulletin d ’information. Le programme s ’est poursuivi tout au long du printemps et en début d’été et

une analyse a été effectuée une fois par mois. Le nombre de collants n ’a cessé

d ’augmenter et le taux d ’accidents n ’a cessé de diminuer. L ’évaluation des effets de

la campagne sur les comportements du printemps prochain devrait être très intéressante.

Source: Santé Health Canada Canada

Références

BORTS, Maurice. Be Seen Be Heard: Action for Marketing Healthy Living.

The Canadian Centre for Public Sector Marketing, Ottawa, 1998.

SANTÉ CANADA. An Overview of Social Marketing. Direction de la promotion de la santé et des

programmes, Région de des T.N.-O. et de l ’Alberta, Edmonton, 1996.

SANTÉ CANADA, site web de la Direction de la promotion de la santé et des programmes:

www.hc-sc.gc.ca/hppb/socialmarketing

Site web du Indiana Prevention Resource Center :

www.drugs.indiana.edu/pubs/newsline/winter92.html

Novartis Foundation for Sustainable Development. A Short Course in Social Marketing.

Site web : www.foundation.novartis.com/socintro.htm

Ministère de la Santé de l’Ontario. Social Marketing in Health Promotion: A Communication

Guide. Toronto, 1992.

Santé Canada

Santé Canada, Région de l ’Alberta/T. N.-O

Direction générale de la santé de la population

et de la santé publique

9700, avenue Jasper

bureau 815

Edmonton (Alberta) T5J 4C3

Tél : (780) 495-2754

Fax : (780) 495-7842

courriel mis à jour: ab_nwt@phac-aspc.gc.ca

Publié par : SUE MURPHY | 18 mai 2010

BOBO EST MORT, VIVE LE FURITA


LE BOBO EST MORT

VIVE LE FURITA!

Source : Mme Anne de Kinkelin, article disponible sur l’Idéaliste.

D’ailleurs, cet être fragile en perpétuelle évolution a du souci à se faire : être bobo, c’est out !

Maintenant pour être in, il faut être « Furita » !
Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon. Lassé par une économie en panne et une idéologie productiviste datant des années 60- 80 encore bien ancrée dans les esprits, les 15- 29 ans tentent de révolutionner les institutions. Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié modèle en costume cravate gris, c’est t-e-r-m-i-n-é !
Les jeunes Japonais sont en rupture avec le modèle dominant. Ce qui compte à leurs yeux, c’est de vivre en adéquation avec leurs envies, quitte à vivre modestement. Les meilleurs diplômés acceptent des emplois précaires de serveurs, travaillent 6 mois, puis partent 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les Furita, de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (le travail). Ils seraient déjà 1,7 millions dans le pays selon les statistiques officielles. Fustigés par certains qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourrait bien débarquer rapidement chez nous!.
Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie de vie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo- existentielles.

Publié par : SUE MURPHY | 13 mai 2010

BOBO AUJOURD’HUI


Ce que Wiki en dit;

Le terme bobo, contraction de bourgeois-bohème, traduction de l’anglais bourgeois bohemian, est issu d’un livre de David Brooks intitulé «Bobos in Paradise» publié en 2000; l’auteur entendait caractériser et regrouper sous ce terme l’évolution et la transformation du groupe des yuppies des années 80. Fréquemment utilisé en Europe francophone depuis le début du XXI e siècle, et ce à des fins sociologiques ou d’analyse culturelle ou politique, ce terme trouve son  équivalent en anglais dans celui d’Hipster.

Origine et invention du terme BOBO

Le terme a été créé pour remplacer plus précisément l’utilisation du terme «yuppies » qui avait selon Brooks pris une connotation péjorative. La théorie de Brooks est que cette nouvelle classe supérieure est un croisement entre l’idéalisme des années 1960 et les comportements libéraux et individualistes de la période Reagan.Les critiques de l’ouvrage de Brooks lui reprochent notamment de n’avoir pas expliqué en quoi cette «élite» serait nouvelle, et que les tendances qu’il stigmatise comme caractéristiques des bobos ne seraient que l’expression des changements généraux de goûts d’une classe moyenne supérieure préexistante.

Aujourd’hui, le terme d’«Hipster» s’est imposé dans le discours anglo pour désigner plus particulièrement les codes culturels volontairement éclectiques et superficiels (mêlant des éléments de culture de masse à des éléments de contre-culture de cette catégorie sociale plutôt issue des couches supérieures des classes moyennes.

Autour des années 1960, une nouvelle forme de bourgeoisie voit le jour, issue du secteur tertiaire. Loin de la figure de l’austère bourgeois, celui-ci est « créatif » et « bohème », et s’il cherche toujours une justification morale, celle-ci est désormais colorée d’écologisme ou de citoyennisme, selon un modèle venu de la côte ouest américaine et de la contre-culture.

Elle se cherche alternative, mais son idéologie est en accord avec les mutations du capitalisme et correspond au modèle du néo-libéralisme, dans lequel la propriété n’est plus une valeur fondamentale. En parallèle avec la disparition du lien social, qui ne correspond plus au nouveau modèle bourgeois, la société libérale a alors tendance à se tribaliser. La bourgeoisie essaye de faire croire à sa disparition derrière sa nouvelle allure.

Le bobo d’ aujourd’hui?

Source d’inspiration: Mme Anne de Kinkelin, article disponible sur l’Idéaliste.

Il lit Frédéric Beigbeder, s’habille chez GAP, mange bio, hait la mondialisation – tout en possédant un porte-feuille d’actions boursières-et jongle avec les paradoxes comme avec son I Phone; Le Bobo…

Bobo, c’est l’acronyme de « Bourgeois-Bohème », terminologie choisie par le journaliste américain David Brooks du New-York Times, afin de définir la génération montante « made in US ».

Pourtant, difficile d’être à la fois « conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts » (définition de bourgeois- dictionnaire Hachette) et dans le même temps « mener une vie irrégulière et désordonnée » (définition de bohème- dictionnaire Hachette)!Mais c’est toutefois,dans ce joyeux compromis que s’épanouit le «bobo».

Pratiquer le perfectionnisme pour des futilités

N’est pas bobo qui veut ! D’ailleurs, on ne naît pas bobo… on le devient !


Pour se faire, mieux vaut avoir l’esprit malléable et les poches bien remplies. Surtout ne jamais oublier de clamer son unicité… Par définition, le bobo ne fait jamais comme tout le monde : Il fustige la mode, mais file directement chez Gap ou Zara trouver le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire quand même remarquer (il ne manquerait plus qu’il passe inaperçu !).

En vacances, ne chercher pas le bobo dans les lieux branchés si peu originaux…

En être moderne, le bobo sait où il va mais plus d’où il vient… Il parle écologie, trou de la couche d’Ozone, ne porte que des matières naturelles tout en abusant dans le même temps de toutes les technologies de la Silicon Valley. D’ailleurs, il se surveille et veille à bien entretenir un certain flou concernant son art de vie. Pour le bobo, seul les parvenus se ruinent en produits de luxe. Les personnes cultivées ne se ruinent qu’en biens essentiels.

Le bobo pratique le perfectionnisme pour les petites choses. Il faut donc pour cela être très intelligent afin de discerner et retenir que plus une chose est petite, plus il est louable d’avoir réfléchi avant de l’acheter ! Selon les bobos, les élites socio- culturelles sont « censées » faire moins bien que les autres… Seulement « censées » ! Humilité oblige, et, surtout, hors de question de se comparer aux autres : Le bobo cultive l’unique et l’exceptionnel. Pour lui ce qui est à la mode ne l’est plus, seule l’authentique trouve grâce à ses yeux.

Autres vertus essentielles de ce club si select : les élites socio-culturelles doivent se ruiner pour des choses qui ne sont pas chères… Histoire de bien se distinguer des élites cossues, plus riches mais moins intelligentes et pas très au fait en matière de dentifrice bio déniché sur le Net.

Dernier code de l’étiquette : préférer les magasins offrant un choix de produits encore plus vaste que dans ses rêves et ne pas s’attarder sur les choses aussi vulgaires que le prix.  Preuve que le bobo est maître de sa consommation, « lui »!

Animal paradoxal

Question idéologie, le Bobo est très « open » : Contre le racisme, pour le droit d’adoption des homosexuels, pas macho… Toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter (rappel : Ne jamais faire comme tout le monde). Pour cela, il surfe des heures sur le net, persuadé de s’enrichir intellectuellement et de faire de bonnes affaires. (Des nouveautés à dénicher Milan? Source photo voyage de Sue Murphy en Italie).

Quand il aura constaté que tout le monde « magazine » sur Internet, il retournera dans la boutique du coin de la rue et prônera le retour des petits commerces si sympathiques et si humains….

Un point marquant de son éducation est son culte de la forme naturelle : avoir la santé grâce à un subtil dosage de soja et de tofu bio… C’est là qu’apparaît le drame de cet animal qui se voudrait si différent : Il a peur de vieillir et aimerait bien vivre le bonheur et le plaisir éternel.Le bobo n’a pas résisté aux sirènes des idées toutes faites et au biomarketing. D’ailleurs c’est là son drame ! Malgré tous ses efforts pour paraître différent, le bobo reste désespérément « humain ». Le bobo se rêve un personnage qui le dépasse. A force de s’inventer, il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profit avec culture de son jardin et commerce équitable… Un doux utopiste en somme.

La question du jour; Êtes-vous bobo?


Publié par : SUE MURPHY | 30 avril 2010

PUBLICITÉ ET SON CONDITIONNEMENT AU QUOTIDIEN


LISEZ CET ARTICLE  REFLET DE MON MOOD ACTUEL…


PUBLICITÉ ET SON CONDITIONNEMENT AU QUOTIDIEN

SOURCE: AGORAVOX , auteur Vincent Vauclin

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-publicite-le-conditionnement-au-74058?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29&utm_content=Twitter

Depuis des dizaines d’années, la publicité conditionne la population en l’exposant quotidiennement à des centaines, des milliers de messages de toutes natures.

Et l’on peut considérer aujourd’hui que ce conditionnement intensif a produit les effets attendus. Les citoyens se sont changés en consommateurs, la consommation est devenue une norme fondamentale de notre société.

Il en va de la survie de ce système productiviste qui n’a guère trouvé de meilleur moyen pour vendre des produits inutiles que de créer des besoins artificiels.
Ainsi, malgré la crise systémique, malgré l’endettement, malgré les frustrations artificielles, la consommation tient bon, alimente le système et pérennise le cercle vicieux du conditionnement.

Mais j’ai observé ces derniers temps une poussée publicitaire d’une intensité rare. En effet, tout les artifices possibles semblent être employés afin d’intensifier et d’alimenter les frustrations des consommateurs.

Le façonnage psychique des français semble prendre une nouvelle dimension.
La superficialité des publicités est utilisée en arguments par ces mêmes publicités.

Les annonceurs n’hésitent plus à s’affranchir de ce qui leur restait de conscience morale et nous offrent des publicités dont les constructions, les slogans, sont dignes de romans d’anticipation d’Orwell ou d’Huxley.

Voici une petite sélection de publicités m’ayant particulièrement interpellé.

Tout d’abord, une publicité pour un 4×4, le Honda CRV qui pose une question existentielle : ” Etre ou paraître ? ” Leur réponse ? “Là n’est plus la question”.
Car “son luxe discret n’est-il pas la meilleure des réponses à toutes vos questions ?” Ainsi, le paraître est érigé en valeur suprême, au-dessus de l’Etre. Après tout, être soi-même, affirmer son authenticité, sa personnalité propre autrement que par la consommation et l’ostentation, c’est inutile : ça se voit moins qu’un pare-buffle chromé.

Une autre publicité a attiré mon attention, une publicité de Vichy pour cosmétique, donc dirigée vers des cibles (les Femmes) plus facilement persuasives selon les manuels psychologico-publicitaires, et qui vante les mérites d’un produit liftant avec ce slogan : “La santé est belle”. Un slogan tout en ambiguïté, en sous-entendus.
Si la santé est belle, la beauté est santé ? Par conséquent, une femme ne répondant pas au canons esthétiques actuels, une femme non-définie comme “belle”, serait-elle en mauvaise santé ?

Une ride, est-ce le signe d’une pathologie cachée ? Ou faut-il pousser le raisonnement plus loin en envisageant que si elle a cette ride, c’est qu’elle ne doit pas utiliser le produit Vichy, donc que si elle n’est pas en bonne santé, c’est parce qu’elle ne consomme pas ce produit ?

En clair, ne chercherait-on pas à faire comprendre que le refus de consommer, c’est être non seulement anormal mais, qui plus est, malade ? Je vous laisse imaginer à quel genre de dérives tout ces sous-entendus pourraient aboutir…

J’ai ensuite eu la joie d’avoir affaire à deux publicités des 3 Suisses, qui là encore sont extrêmement révélatrices du climat ambiant. La première s’intitule “Fauchées mais fashion !”, ou comment enlever aux jeunes consommatrices leurs derniers relents thésauristes, et les déculpabiliser de dépenser des sommes de plus en plus élevées dans l’unique but de satisfaire le besoin de paraitre et de consommer.

Quand la publicité encourage l’endettement, et exalte ouvertement la consommation irrationnelle.

La seconde publicité de la même marque, est dans le même ton, mais s’attaque cette fois-ci aux valeurs même de notre République, avec le slogan suivant “Liberté, Egalité, Mode !”.

Ou comment substituer la mode à la Fraternité, comment transformer la devise de la République en slogan marketing. Et ériger à un même niveau, la Liberté, l’Egalité, et la mode.

Là encore ouvertement, la publicité opère la fusion entre le Citoyen et le consommateur, avec ces injonctions contradictoires, la mode étant en effet opposée à la Liberté et à l’Egalité, puisqu’elle oblige à adopter un comportement et une attitude pour coller à la norme (ce qui est naturellement une atteinte fondamentale à la Liberté), le tout en se basant sur une “pseudo-concurrence” entre les consommateurs qui doivent adopter le plus rapidement possible la nouvelle norme et en profiter au passage pour stigmatiser celui qui ne l’a pas encore fait, soit le contraire de l’ Egalité.

Bref, une publicité tout simplement révoltante et cynique.

Tout ces exemples résument assez bien la situation dans laquelle s’enferme cette société. Les valeurs fondamentales de notre pays sont purement et simplement niées, quand elles ne sont pas détournées par une marque dans un slogan.
Ce conditionnement quotidien est un enjeu majeur, révélateur d’un processus inhérent au capitalisme qui vise à annihiler l’ensemble des normes et valeurs qui pourraient entraver la marche funeste du capitalisme.

Voila quelle est la réelle menace de notre Identité nationale et républicaine.
La publicité est une machine qui broie les personnalités individuelles, qui normalise des comportements absurdes, qui érige la consommation (donc l’aliénation) en valeur universelle, et qui, ce faisant, affaiblit encore davantage les fondements de ce qui reste de notre République.

Je conclurai en citant une dernière publicité pour la nouvelle Peugeot 308 RCZ, qui résume là encore cyniquement le coeur même du processus en cours :

“Vous l’achetez, mais c’est elle qui vous possède”.

Vincent Vauclin

« Articles Plus Récents - Articles Précédents »

Catégories

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.