Ce livr
e roman auto-fiction autobiographique de Frédéric Beigbeder
je vous le conseille chaudement
flash back dans les années 80 dans le domaine publicitaire vécu dans les grandes agences de publicité …
La publicité revisitée…
Frédéric Beigbeder est un auteur de talent et le prouve avec ce livre hilarant et virulent.
À travers l’histoire d’Octave, publiciste déjanté, Beigbeder nous dresse le portrait d’une société de consommation qui a atteint son paroxysme.
Octave, désabusé, veut se faire virer de sa boîte, tant son métier le dégoûte. La drogue omniprésente dans ce milieu, les salaires astronomiques et injustifiés des créatifs, la débilité des discours des dirigeants, les slogans qui ne dépendent plus que de la ménagère de moins de cinquante ans, c’est de tout cela qu’Octave veut se débarrasser, et pour y arriver il va devoir se saboter lui même.
(Photo ancienne pub choisie par Sue intéressant d’y apercevoir la pub des années 70).
Beigbeder est lui même un ancien publicitaire, et s’est aussi saboté puisqu’il a été viré de sa boîte à la parution du livre. Tout livre doit être un crachat dans la soupe selon lui. He bien ! c’est réussi…
Beigbeder nous dit que la publicité est là pour nous faire acheter des choses dont nous n’avons pas besoin et qui sont hors de nos moyens ; ça c’est pas nouveau, ce qui l’est par contre c’est le ton de Beigbeder, sarcastique, drôle, moqueur, mais surtout lucide. Il a une vision très juste de l’univers dans lequel nous évoluons tous les jours.
Avec des phrases comme : ” Le monde est irréel sauf quand il est chiant. ” , ” Connaissez-vous la différence entre les riches et les pauvres ? Les pauvres vendent de la drogue pour s’acheter des Nike alors que les riches vendent des Nike pour s’acheter de la drogue. “, vous pouvez vous faire une idée du ton utilisé ; il ne mâche pas ses mots et c’est tout à notre plaisir, car on se moque avec lui de notre petit monde artificiel, sans oublier qu’il a sans doute raison.Un concepteur rédacteur décrit le cynisme de son métier à titre de concepteur rédacteur en agence de publicité en France. Dans ce roman d’auto-fiction d’inspiration autobiographique, Frédéric Beigbeder sous couvert de son personnage Octave Parrango raconte les désillusions des «créatifs d’élites » nommés AD pour Art directors, nommés chez nous au Québec Directeurs Artistiques, de slogans publicitaires présentés aux directeurs marketing côté clients de l’agence de publicité d’envergure qui l’emploie.
(photo collection personnelle de Sue Murphy mettant en vedete Pierre Chevalier infographiste directeur artistique en agence de pub années 80).
Tentant de rehausser le niveau culturel, moral et éthique des réclames qu’il produit, il se heurte aux refus du directeur de communication d’une grande marque de yaourts et voit son script progressivement édulcoré pour laisser place à un spot creux, caractérisant d’après lui le peu de considérations qu’ont les grandes marques commerciales pour les consommateurs et leurs préjugés vis-à-vis de leur intellect.
Il erre dans un monde d’opulence de consommation, d’argent roi, et perd ses repères humains et ne sait plus comment trouver le bonheur, malgré ou peut-être justement à cause de son niveau de rétribution démesuré. La drogue (flash back pour nous au Québec au début des années 80) et les prostituées de luxe qu’il dépeint comme le quotidien des gens de son métier ne le satisfont plus, et il cherche de nouveaux frissons en dépassant les limites de la morale.
Dégouté par son métier et par son propre génie pour le cynisme, il tente outrancièrement de se faire renvoyer. Ses tentatives se soldent par des échecs retentissants et le propulsent petit à petit au sommet de l’échelle. Au faîte de sa gloire, récompensé à Cannes pour un vrai-faux spot de publicité dans lequel il peut enfin exprimer sa créativité, il est rattrapé par la justice et ses abus passés.



[...] d’autres avis : Buzz… littéraire, Agora Vox – sur la blogosphère : Marketing Ting, Page blanche & Écran noir – des extraits : May, Acrimed, Fulham, Babelio, [...]
Par 99 francs « Le Dino Bleu le 13 mai 2010
à 4 h 59 mi